je viens d’où les oiseaux trouent l’aube

panta rei

j’ai recouvré la vue à présent
que s’est tue
la tempête d’électrons

que le silence retrouve le goût
des marées basses
l’obscurité la noirceur des gorges
où nidifie le chant

je viens
d’où les oiseaux trouent l’aube
avec leur pépiement
je viens honorer le nom
qui concilie l’herbe d’argent
et le tambour d’or de l’orage
le nom derrière
ma course lente de femme
ma lente fémélité grisée d’herbe
parmi les steppes d’une liberté
de jeune ventre
je viens les yeux nus
une olive d’amour
à croquer sur sa bouche
les pieds sans corne
la chevelure ointe de rosée

poser mon visage dans votre nom
mes yeux dans vos paumes
ma bouche sur la reliure
de votre parole
je viens

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